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Le front britannique...
Le Mémorial Sud-Africain et son Musée (15 km NE d’Albert), deux édifices surprenants situés au cœur du bois Delville baptisé le "Bois du Diable" (Devil’s wood), rendent hommage aux soldats sud-africains qui y vivent leur baptême du feu entre le 15 et le 20 juillet 1916. Sur les 3 200 hommes participant aux attaques, seuls 143 en reviennent. Le bois Delville est incontournable pour faire avancer le front vers l’Est. Le Mémorial est situé à l'extrémité d'une avenue bordée de chênes provenant d'Afrique du Sud. Il est inauguré en 1926. Son centre est surmonté d'une statue en bronze représentant deux frères inséparables dans la mythologie grecque et romaine, Castor et Pollux et symboles de fraternité entre tous les peuples d'Afrique du Sud. Le Musée, à l’arrière du monument, est ouvert depuis 1986. Il est bâti autour d’une Croix de la Consécration et inauguré en 1986 ; son architecture est la réplique du Fort du Cap. Il commémore la lutte des Sud-Africains aux côtés des alliés au cours des différents conflits du XXe siècle (en Afrique, lors des 2 guerres mondiales, du Blocus de Berlin et de la Guerre de Corée juste après). Périodes d’ouverture : du mardi au dimanche, du 1er avril au 15 octobre : de 10h00 à 17h45, du 16 octobre au 31 mars : de 10h00 à 15h45 - Fermé les jours fériés - Fermeture annuelle du 25 décembre au 31 janvier. Equipements : aire de pique-nique, boutique, toilettes, bar, cafétéria, salon-de-thé, parking gratuit. Tél : 03 22 85 02 17 - Site Internet : www.delvillewood.com - Longueval est également le lieu de mémoire des Néo-Zélandais qui interviennent dans les combats à bord de leurs tanks le 15 septembre 1916 en direction de Flers. Le mémorial se situe un peu à l’écart du circuit, à l’est de l’axe Longueval-Flers.
La Chapelle du Souvenir Français est une « chapelle-mémorial » emblématique du souvenir des soldats français morts le 25 septembre 1916. L'enjeu dans la prise du village de Rancourt réside, toujours dans la perspective d’avancée vers l’Est, dans la rupture de la route Bapaume-Péronne, qui constitue un important lien de communication pour l’ennemi. Le 32ème corps d'armée français est missionné pour mener à bien cette opération. Située auprès de l’immense cimetière du village (Route Nationale), la Chapelle est l’un des deux sites de mémoire français les plus importants du département. La construction de cette chapelle en pierre de taille est, non pas le fait d'une décision officielle, mais de l’initiative de la famille du Bos, originaire de la région, qui veut ériger un monument à la mémoire de son fils et de ses camarades de combat tués le ce jour-là. Le cimetière est la plus grande nécropole française de la Somme (8 566 soldats - 28 000 m²). Il atteste de la violence des combats des trois derniers mois de l'offensive (septembre à novembre 1916). Le village a également la particularité de regrouper en un même lieu un cimetière français, un cimetière britannique et une nécropole allemande. Le Musée du « Poilu » est tenu par le gardien de la Chapelle du Souvenir Français, qui, au fil des années, devient un guide passionné du site. Son érudition croissante l’amène à continuer ses recherches historiques et émouvoir des visiteurs qui viennent se recueillir quelquefois sur des tombes enfin retrouvées… Le cimetière allemand se situe avant d’arriver à la Chapelle du Souvenir Français, par la route à gauche (RD20) qui mène à Combles. Les cimetières allemands sont reconnaissables à leurs croix noires en métal, souvent au milieu d'un parc planté d'arbres.
L’Historial de la Grande Guerre (25km à l’Est d’Albert) Le Musée de l’Historial voit le jour le 1er août 1992 suite à une réflexion départementale, régionale, nationale et européenne sur l’intérêt d’implanter un musée international de la Grande Guerre sur un des départements-cibles du conflit.
Le musée nouvellement construit s’imbrique dans l’imposant château médiéval de la ville de Péronne, lui-même endommagé pendant les combats. Il éclaire le visiteur sur les dimensions historiques, sociologiques et ethnologiques du premier conflit mondial et présente la vie quotidienne de la guerre à travers des témoignages de ceux qui l'ont vécue. La diversité et l’alternance des supports des collections (films d'époque projetés sur de petits écrans dans toutes les salles du musée, vitrines murales, horizontales contenant œuvres d’art, documents divers, matériel, uniformes,…) permet au visiteur d’appréhender l’ensemble du conflit sous tous ses aspects. La muséographie est organisée par pays (Allemagne, Grande-Bretagne, France) et suivant un mode chronologique (avant, pendant et après le conflit). Le musée réserve une de ses salles à l’exposition permanente des œuvres du peintre allemand Otto Dix qui ressort profondément affecté de son engagement dans l'armée allemande. Son style expressionniste pour dépeindre les horreurs de l’humanité ne peut laisser le visiteur indifférent. Le musée propose encore des animations toute l’année sous forme de conférences, d’expositions temporaires ou itinérantes, d’activités pédagogiques, de participation lors d’évènements ou de spectacles divers. Un centre de recherche accueille des historiens, auteurs d’ouvrages publiés et en vente à la boutique du musée.
Tél. : 03 22 83 14 18 - -
Egalement : Bouchavesnes-Bergen, Moislans, Combles, Guillemont, Martinpuich, Montauban-de-Picardie. Demander le Guide des champs de bataille dans les offices de tourisme.
Le front français...
Après la stabilisation du front en octobre 1914, les environs immédiats du village sont secoués par la meurtrière guerre des mines de 1915. Situé sur la 1ère ligne, Fay est enlevé de haute lutte par les troupes coloniales françaises le 1er juillet 1916. Blotti avant guerre au fond d'une vallée sèche et à flanc de coteau, il sera reconstruit quelques centaines de mètres vers l'Est, sur le plateau. Selon la période, des vestiges du village sont visibles dans les champs labourés (briques, carrelages,...).
Egalement : La Vallée de la Somme (sur les pas de Blaise Cendrars : Eclusier-Vaux, Frise et Feuillères), Soyécourt, Lihons, Chaulnes, Proyart, Doullens, Cantigny, Bony. Demander le Guide des champs de bataille dans les offices de tourisme.
La présence de l'Australie...
Le Mémorial australien du Mont Saint Quentin au nord de Péronne, en direction d’Arras / Bapaume, remplace le monument réalisé en 1925 détruit par les Allemands en 1940… Il est surmonté d’un « Digger » (chercheur d’or) australien en uniforme.
Retour possible par les villages de Hem-Monacu, Feuillères, Frise (Belvédère et hommage à Blaise Cendrars, poète et ami de Guillaume Appollinaire), Eclusier-Vaux (Belvédère), Suzanne (château), Cappy (base nautique, location pénichettes), Bray-sur-Somme (église XVIe s. classée Monument Historique).
| Villers-Bretonneux (sud de Corbie) |
Le Mémorial Franco-Australien de Villers-Bretonneux imposant édifice de pierre blanche avec une tour centrale reliée à deux pavillons d’angle sur lesquels figurent les noms des soldats australiens sans sépulture. Les troupes australiennes sont intervenues de manière déterminante pour bloquer l’offensive allemande de mars 1918.
Le Musée Franco-Australien : situé au premier étage de l'Ecole Victoria à Villers Bretonneux, ce musée retrace l'histoire du corps expéditionnaire australien pendant la Grande Guerre et plus particulièrement sur le Front Ouest en 1918.
Musée Franco-Australien, 9 rue Victoria 80800 Villers-Bretonneux
Tél. : 03 22 96 80 79 E-mail :
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Site Internet : www.museeaustralien.com
Le Parc-mémorial australien de Le Hamel (à proximité) Ses pierres ont été acheminées d’Australie. Ouvert toute l’année, gratuit, parking, sanitaires, aire de pique-nique. Plaque commémorative australienne relate les combats qui se sont déroulés au Hamel.
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