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La ville est connue dans l'Antiquité romaine sous le nom d'Enk puis Ancre, et ce, jusqu'en 1620, où elle devient Albert, du nom du seigneur de la ville, Charles-Honoré d'Albert de Luynes choisi par le roi Louis XIII. Sa situation géographique la contraint d'affronter de violents combats à plusieurs reprises avant la 1ère Guerre Mondiale. A chaque fois, la ville est anéantie puis rebâtie. Durant la 1ère guerre mondiale, Albert subit d'effroyables destructions matérielles. Seul le bâtiment de la Poste actuelle émerge des décombres. Ses habitants se mobilisent avec un courage admirable pour redresser la ville une nouvelle fois, qui compte aujourd’hui 11 000 habitants.
| Architecture : Art-Déco et reconstruction |
La Basilique Notre Dame de Brebières est l'élément architectural le plus spectaculaire de la ville d'Albert et surprend le visiteur par ses dimensions, son compromis stylistique et la richesse de son ornementation. Construite en 1885-1895 par l’architecte Edmond Duthoit, elle est l'héritage des voyages que ce dernier effectue à travers l'Europe et l'Asie Mineure durant le XIXe siècle. Véritable bijou architectural de style néo-byzantin, la Basilique fait la fierté des Albertins. Baptisée « Lourdes du Nord » par le Pape Léon XIII, celle-ci est un haut lieu de pélerinage depuis le XIIe siècle en raison de la découverte de la statue. Les Albertins aiment à raconter la légende de leur Vierge Dorée. Celle-ci remonte au XIe siècle et elle raconte qu’un berger gardant ses brebis, en voit une s’éloigner du troupeau. Le berger la rappelle sans que celle-ci ne bouge. Il accourt et la rudoie sévèrement en la frappant. Il entend alors «Arrête berger, tu me blesses». Il creuse la terre et en retire une Madone qui deviendra Notre Dame de Brebières. Elle n'est hélas pas épargnée par la 1ère guerre mondiale ; son dôme est touché le 15 janvier 1915 par l‘un des 2000 obus lancés sur l‘édifice, qui incline à l'horizontal la statue de "Marie à l'enfant Jésus", sculptée par Albert Roze. Une seconde légende naît de cette "Vierge Penchée" qui prédit que "La guerre finira quand la Vierge tombera".... L'armée allemande occupe la ville au printemps 1918. Les Britanniques bombardent la Basilique afin d'empêcher l'ennemi d'utiliser la tour comme poste d'observation. La statue s'écroule cette fois. En août 1918, les Allemands sont obligés de se replier et les Britanniques occupent à nouveau la ville d'Albert jusqu'à la fin de la guerre. La ville est entièrement reconstruite après la guerre. On en profite pour élargir et réorienter les rues principales. La Basilique, néanmoins, est fidèlement reconstruite selon son plan d’origine par Louis Duthoit, qui n'est autre que le fils de l'architecte Edmond Duthoit ayant supervisé sa construction à la fin du XXe siècle. La statue actuelle est une réplique exacte de celle dessinée par Albert Roze. A l'intérieur, un imposant mobilier de marbre, ou recouvert de mosaïques colorées, des vitraux du célèbre maître-verrier Jacques Grüber, interpellent le visiteur. Le clocher mesure 62m de hauteur. Permanences au Presbytère de la Basilique : tous les jours, de 10h à 12h ou 03 22 75 09 54 ou contacter l'un des prêtres de la paroisse :
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- Horaires des messes ici.
L'Hôtel de ville, inauguré en 1932 par le Président français, Albert Lebrun, est un magnifique exemple d‘architecture flamande aux lignes élégantes et parfaitement équilibrées. Ce bel édifice est l'œuvre de l'architecte breton Alexandre Miniac. L'intérieur se caractérise par une décoration de style Art Déco (vitraux, mobilier,...) illustrant la vie et le dur travail du citoyen albertin. La Gare est le 3ème clocher de la ville d'Albert qui porte aussi le nom de « ville aux trois clochers ». Celle-ci fait en effet écho à l'Hôtel-de-ville par son architecture de style flamand. L'intérieur abrite un petit avion Potez 36, en hommage au pionnier de l'aéronautique Henri Potez qui créé en 1924 l'usine de fabrication d’avions à Méaulte.
Le jardin public Le très pittoresque jardin-arboretum public est rejoint par la rivière de l'Ancre qui prend sa source à 88m au nord de la ville, avec une harmonieuse cascade de 10m. La diversité et la quantité d’essences différentes lui ont valu le classement à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 2009. Un kiosque stylisé du début du siècle dernier accueille régulièrement des animations musicales ou théâtrales.
Les étangs du Vélodrome Petit retour historique
Aujourd'hui, le Vélodrome est un lieu très fréquenté pour la pêche, la promenade à pied (promeneurs lents ou joggers), le vélo bien-sûr, les poussettes, et aussi... le golf pour la pratique sur une vaste pelouse à l'anglaise !
Demain, les étangs du Vélodrome va enchanter les habitants et les visiteurs. Il change de visage. Lisez l'article !
La ville entière est reconstruite. On se pose la question au lendemain de la 1ère guerre mondiale, de savoir si on va reconstruire à l'identique ou reconstruire un monde nouveau. Le désir de reconstituer les édifices à l'identique n’a pas été le cas à Albert excepté pour la Basilique. Les reconstructions modernes apportent alors un souffle nouveau. La reconstruction est l'occasion de moderniser les pratiques de l'habitat dans lequel les architectes intègrent les besoins et les innovations du XXe siècle. Le visiteur remarquera les 260 façades des maisons, témoins de l'Art-Déco arrivé à son apogée dans les années 1920-1930.
Pour visiter la ville, seuls ou en groupe, consultez nos formules libres, guidées, de séjours libres ou clés-en-mains.
A sa mort, le Marquis d’Ancre, grand fauconnier et connétable à la Cour (premier officier du Roi qui assure le commandement des armées), est remplacé par Charles-Albert de Luynes qui obtient de Louis XIII le changement de nom de la ville en 1620. Le 18 juin 1846 est inauguré le chemin de fer de Paris à Lille et plus tard arrivent les lignes départementales vers Péronne, Montdidier, Doullens,… De 2 500 habitants en 1840, la ville d’Albert passe à 4 000 en 1870. L’ industrie métallurgique connaît alors une ère éblouissante de prospérité (filature, moulin à huile pour la papeterie, usine de machines-outils, serrurerie, usine de machines à percer les métaux, fonderie, atelier de chaudronnerie). C’est à cette époque que la ville adopte la devise « Vis Mea Ferrum » qui signifie « ma force est dans le fer ». La Grande Guerre affaiblit considérablement la population et après quatre années de ruines et de deuil, une main-d’oeuvre importante d‘Italiens, de Portugais, de Polonais se met au travail pour redresser l’économie. Par la suite, ces populations deviennent albertines à part entière.  Depuis 1924, la ville d’Albert tient sa notoriété à plusieurs secteurs d'activités prospères, dont la fabrication de bicyclettes (les bicyclettes Rochet et machines à coudre Hurtu), de caravanes ( ah ! ces vieilles Hénon, elles auront toujours du charme !), et surtout l’immense activité aéronautique, où Henri Potez, natif de Méaulte, y créé une usine de construction d’avions à la périphérie de la ville, dans le village de Méaulte, qui est à l’époque, l'usine aéronautique la plus moderne au monde (3 200 salariés en 1930). Il réalise avec Marcel Dassault l’hélice Eclair qui équipe un grand nombre d’avions pendant la Grande Guerre. Le produit Potez 25 est méaultois à 100% et emporte un succès mondial. L'usine est par la suite nationalisée sous le Front Populaire, et toujours dirigée par Henri Potez. Après la 2 ème guerre mondiale, l’usine Potez devient Nord-Aviation et produit ses derniers avions légers pour l’armée de terre (bi-place d’entraînement Fouga-Magister) puis commence à produire des éléments d'avions pour des programmes aéronautiques nationaux : voilure des Mirage III, éléments du Concorde. Elle produit un dernier court-courrier à 4 turbo-propulseurs, le P840. Aujourd'hui, l’usine Aérolia, filiale à 100% du groupe EADS, produit à Méaulte des pointes-avant qu’elle achemine au final vers le site de Toulouse dans le sud de la France.
L’activité aéronautique de Méaulte constitue, avec un pôle mécanique et hydraulique majeur regroupant 25 entreprises, un Centre de Transfert Technologique Robotique Composite et dans le passé, des sociétés de fabrication d’ascenceurs, vélos ou encore caravanes, il est le poumon économique et industriel du Pays du Coquelicot.
En 2007 est inauguré l'aéroport Albert-Picardie qui accueille régulièrement les rotations du Béluga (Super Transporteur) pour le transport des éléments d'Aérolia vers Toulouse ainsi qu'un ATR42 de la compagnie Danish Air Transport.
La ville d'Albert n'en est pas restée là... L'activité aéronautique a été et est aujourd'hui ce qui a défini et définit en grande partie la ville. Des passionnés bénévoles ont créé pas moins de 6 associations et un musée (le musée !!) relatif à l'aéronautique ... regardez la photo (vous pouvez l'agrandir, naviguer de droite à gauche !).
http://www.avionsanciens.net/ : l'Amicale des Avions Anciens d'Albert - Président : Francis ALLART
http://www.musee-eia.com/ : Musée de l'Epopée Aéronautique et de l'Industrie d'Albert - Président : Marc BETRANCOURT
http://cemeaulte.pagesperso-orange.fr/html/ahm1.html : Association sur l'histoire de Méaulte - Président : Jean-Pierre DEHONDT
Aéro-club d'Albert-Méaulte - Président : Pierre LAVOISIER -
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- tél. 03 22 75 34 24
http://aeromodelisme.albert.free.fr/ : club d'aéromodélisme d'Albert.
Hélico-Somme : tél. 03 22 76 14 18 ! Baptême de l'air, circuit du Souvenir, circuit touristique, circuit australien, circuit canadien, circuit des châteaux, circuit en baie !
http://www.picardie-paramoteur.fr - Ecole de pilotage de la Somme paramoteur à pied et chariot - Réalise votre rêve - Baptême de l'air - Circuit du Souvenir - Photo aérienne - Albert/ Amiens/Abbeville
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